What the hell?
“Je t’ai connu avec du tact, sûre de toi, froide mais digne! ***** qui ne baissait jamais les yeux! Même pas une fois!”
Quand j’ai fait lire ce message à d’autres, ils ne connaissait pas cette personne. Même moi je ne suis pas sûre de la connaître. Le nom n’est pas le miens, ne sonne pas à mes oreilles comme le mien. Sélène, Chloé, Flora, Claire, Tsuki, Tywyll, Ashia… Tant de personnalités, de créations, de vérités, de mondes, de vies, de souvenirs. Douleurs et joies. Amours et haines. Vivantes, mortes, inexistantes. Seulement certaines situations me font vivre. Quand je suis au bord de la rupture, quand l’adrénaline s’empare de chaque parcelle de mon corps, de mon esprit. Quand l’analyse laisse place à l’instinct, à l’instant. Il n’y a plus d’apparences, juste moi. Je ne sais pas où je suis dans ces multiples destinées.
Je ne peux plus respirer ces derniers temps. Mon corps m’insupporte, je voudrai déjà être une femme. Ce n’est plus l’adolescence, ce n’est pas l’âge adulte. Je veux un enfant mais je veux profiter de ma vie. Je veux l’épouser mais je ne veux pas finir ma vie de suite. Je sais pas. Je sais pas. Je veux partir mais j’ai peur…
Je fuis, je fuis, je fuis encore et toujours. Je ne fuis pas les autres, je fuis cette ombre, ce passé qui me colle aux basques comme une malédiction. Pourquoi? Pourquoi est ce que je me remet à fuir. Je redeviens comme à mes quinze ans. Je fuyais, je me détruisais, je me haïssais. Et je t’aimais. Je t’aimais autant que je me haïssais, autant que je me détestais. Tu devenais poison et remède. Et je ne t’oublie pas malgré le temps qui passe, malgré nos différences, malgré la distance. Pourquoi est ce que je complique toujours tout? Tu sais ma véritable passion. Plus important que la photo. Et cette passion, je l’ai laissé crever de la même manière que mon amour propre, que ma personnalité. Sans honneur, sans remords, sans sentiments. Tu as gardé les seuls que j’entretenais précieusement au fond de moi. Tu as tout: haine, amour, joie, tristesse, sérénité, folie…
Cinq putain d’années de merde et j’ai toujours pas fait mon deuil. Et pourquoi tout reviens toujours à toi bordel?
Je t’aime, putain, je t’aime et à cause de tout ce qu’on a vécu, on a eu peur. Je ne sais pas qui je suis, tu ne sais pas qui tu es. Mais nous nous connaissons mieux que nous voulons l’admettre. Lune et Soleil. Ombre et lumière. Mensonge et Vérité. Orgueil et modestie. Tour à tour, une danse macabre de souvenirs et d’amour. De haine, de passion…
“I want my tears back, now
For the heart I’ll never have
For the child forever gone
The music flows, because it longs
For the heart I once had
Why don’t we recognise the faces loving us so?
Last ride of the day”
Pourquoi tout reviens à toi?
J’aimerai partir dans ce monde où toi et moi, nous sommes unis avec joie et à jamais…


